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Association pour la Promotion de l’Industrie des Tapis et des Revêtements de Sols
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MOQUETTE & ENVIRONNEMENTPROTEGER LA PLANETE ET SES HABITANTSDans le cadre d'une production industrielle, la protection de la planète se traduit par la limitation de l'emploi des matières premières non renouvelables, et par l'élimination ou, si impossible, la réduction maximale des nuisances environnementales au cours de son cycle de vie : consommation d'énergie et émissions dans l'air et dans l'eau au cours de la préparation des matières premières, des différents cycles de production, des transports, de l'emballage, de la mise en uvre et de l'utilisation et, enfin, de l'élimination du produit en fin de vie . Suppression ou réduction de l'emploi des substances classifiées comme toxiques pour l'environnement, selon la directive européenne 67/548/CEE (18ème amendement) .La protection du consommateur se traduit par le fait de ne pas contenir de substances cancérigènes, toxiques vis à vis de la reproduction, mutagènes, très toxiques ou allergènes . De même il faut éviter que de le revêtement de sol, au cours de son utilisation, ou les produits utilisés pour sa mise en uvre ne produisent des émissions toxiques ou allergènes . La durée de vie du produit entre également en ligne de compte puisque les nuisances environnementales, même réduites, inhérentes à sa production, à sa mise en uvre et à son utilisation, sont, proportionnellement, d'autant plus réduites que la durée de vie du produit est plus longue . QUALITE ENVIRONNEMENTALE DU BATIMENT (QEB)Les Systèmes de Management Environnemental (SME) se développent dans le bâtiment avec des travaux de normalisation, tant en France qu’au niveau mondial (voir ci-après) .Dans ce cadre, la moquette doit pouvoir faire état de sa consommation d’énergie et des pollutions qu’elle génère, tant par sa production que par son entretien et sa fin de vie, le tout évalué en fonction de sa durée de vie. En outre, il est important de savoir que, au-delà des cibles d’écoconstruction et d’écogestion (énergie, eau, déchets, maintenance) 7 des 14 cibles concernent la création d’un environnement intérieur satisfaisant et parmi celles-ci :
b) les cibles de santé Cette démarche s’inscrit dans une activité normative déjà importante : Références normatives : Le présent document comporte par référence datée ou non datée des dispositions d'autres publications. Ces références normatives sont citées aux endroits appropriés dans le texte et les publications sont énumérées ci -après. Pour les références datées, les amendements ou révisions ultérieurs de l'une quelconque de ces publications ne s'appliquent à ce document que s'ils y ont été incorporés par amendement ou révision. Pour les références non datées, la dernière édition de la publication à laquelle il est fait référence s'applique. ISO 14001, Système de management environnemental - Spécifications et lignes directrices pour son utilisation. prNF P 01-020 : Cadre méthodologique pour la description et la caractérisation des perfomances environnementales et sanitaires des bâtiments. XP P 01-010-1 : Information environnementale sur les produits de construction - Méthodologie et modèle de déclaration des données. XP P 01-010-2 : Information environnementale sur les produits de construction - Cadre d’exploitation des caractéristiques environnementales pour application à un ouvrage donné. NF P 01-010 : Qualité environnementale des produits de construction - Déclaration environnementale et sanitaire des produits de construction. ISO 19011 :2002Lignes directrices pour l’audit des systèmes de management de la qualité et/ou de management environnemental ISO 14031 :1999Evaluation de la Performance Environnementale L’ ISO DANS LE MONDE L’organisation internationale de normalisation a poursuivi le développement de la démarche entreprise, il y a une quinzaine d’années, avec les normes ISO 14000 en créant, en 2001, un sous-comité 17 au sein du Comité Technique TC59 "Batîments et constructions" consacré au développement des procédures environnementales dans le bâtiment , intitulé ″Développement durable dans la construction". Ce sous-comité est piloté par la France avec, pour président, Jacques LAIR Vice Président de la FFB et un secrétariat tenu par l’AFNOR sous la responsabilité de Claire CAMBOURS. Au programme de ce sous-comité l’examen et, après enquête, la proposition d’adoption de 5 projets de normes ISO :
Cette responsabilité française est la suite des travaux entrepris depuis plusieurs années par la commission de normalisation AFNOR P01E « Qualité environnementale des produits de construction et des bâtiments » qui s’est attachée, au début, à repositionner dans des normes NF les données élaborées par l’AIMCC ( Association de l’Industrie des Matériaux de Construction) dans le cadre de l’ Association HQE® qui a établi un ″Référentiel du système de management environnemental pour le maître d’ouvrage concernant des opérations de construction, adaptation ou gestion des bâtiments". Ces travaux de la commission P01E ont déjà abouti à la publication des normes expérimentales XP.P. 01-010-1 traitant de la ″Méthodologie et modèle de déclaration des données ″ et XP.P.01-010-2, qui définit le ″Cadre d’exploitation des caractéristiques environnementales pour application à un ouvrage donné". Des fiches d’évaluation des produits sont déjà en cours d’établissement par les fabricants membres de l’AIMCC. (48 déclarations au 15/03/04 - la liste est disponible publiquement à l'AIMCC ainsi qu'à l'AFNOR - http://comelec.afnor.fr/afnor/P01e (aller à "documents publics") Parmi les autres travaux publiés, un Guide d’application au système de management environnemental pour le maître d’ouvrage (réf. GA P01-030) qui précise les conditions et procédures (lourdes) de mise en oeuvre de la norme ISO 14001 dans le bâtiment. LES DONNEES ENVIRONNEMENTALES DE LA MOQUETTEComme pour tout produit industriel, les données environnementales à prendre en compte pour la moquette se répartissent entre l'utilisation de matières premières renouvelables ou non, la consommation d'énergie pour la production des fils et de la moquette, de la consommation d'eau, et des rejets, dans l'air et dans l'eau, générés par l'utilisation de produits chimiques ; enfin il faut prendre en compte les conditions de collecte et de recyclage possibles en fin de vie . La matière première des fibres synthétiques est le pétrole qui est une matière non renouvelable, donc directement prise en compte, ce qui n'est pas le cas de la laine et des fibres végétales ou d'origine végétale, comme les fibres artificielles .L'énergie consommée se mesure au niveau de la production de la fibre, de la filature éventuelle, du tissage ou de la production, de la teinture, de la finition et des divers transports nécessaires entre les différents stades de la production et de la vente .S’y ajoute la consommation d’énergie nécessité pour l’entretien pendant la durée de vie du produit . Les rejets dans l'eau sont surtout à surveiller lors de la teinture et de la préparation des différents apprêts et enductions ; dans l'air il y a à prendre en compte les émanations des produits chimiques utilisés pour les apprêts et enductions et il faudrait, également, faire intervenir les colles éventuellement utilisées pour la mise en œuvre sur chantier Après plusieurs années de fonctionnement, les deux usines européennes de recyclage de moquette ont dû cesser leur activité, faute de pouvoir disposer d’une collecte suffisante . La collecte des moquettes usagées a toujours constitué la difficulté du traitement en fin de vie de ce produit en raison des quantités posées au niveau artisanal ou de petites entreprises avec trop souvent des éliminations en déchets ultimes, même lorsqu’il aboutit en déchetterie. TRAVAUX ET CERTIFICATIONS : LE GUT
Le 4 décembre 1990, à Aix-la-Chapelle, en Allemagne, des fabricants de moquette européens se sont unis pour former le GuT . Leur but : assurer le respect de l'environnement et la protection du consommateur à toutes les étapes du cycle de vie de la moquette .Aujourd'hui, trois fabricants de moquette sur quatre incluent volontairement les normes GuT dans leur philosophie d'entreprise et leur démarche est soutenue par leurs partenaires fournisseurs de l'industrie chimique et de la laine . Pour obtenir la liste des membres du Gut cliquez sur: http://www.gut-ev.de/fr/members_4.htm La première mission du GuT est d'optimiser les process de fabrication et de recyclage par le choix des matériaux utilisés, qui influence directement les possibilités d'élimination de la moquette en fin de vie . Il n'existe pas de réglementation légale pour les matériaux placés dans des pièces fermées, mais le GuT a adopté les mesures restrictives de pollution calculées par le Prof. Seifert . Il est interdit, également d'utiliser, dans la production, des matières cancérigènes, des substances nocives et des pesticides dangereux laissant des résidus dans le produit fini . La gestion des ressources, matières premières et résidus de production se traduit par le contrôle et la réduction des émissions atmosphériques, de la consommation d'eau et des rejets et de la consommation d'énergie . Est interdit l'usage des hydrocarbures néfastes pour la couche d'ozone, des PCP, formaldéhydes, métaux lourds etc... Les entreprises adhérentes se soumettent à des contrôles réguliers de leurs sites de production et font contrôler leurs produits par les laboratoires agréés par le GuT. Les étiquettes reproduisant le sigle du GuT figurent sur les catalogues et étiquettes de pièces des fabricants de moquette membres de cette association . Les résultats vérifiés consistent en une réduction de 50% des émissions atmosphériques de 1994 à 2000 et de plus de 80% pour des substances spécifiques comme le styrène et en une réduction de plus de 10% par an depuis 1997 de la consommation d'eau pour la teinture des moquettes . La certification : au vu de cette action concertée et des résultats obtenus, le TFI (institut international de recherche pour le tapis) a proposé, il y a plus de trois ans, la mise en place d'un Écolabel Européen pour les revêtements de sols textiles. La Commission Européenne n'a pas jugé le sujet de suffisamment d'intérêt pour l'inscrire à l'ordre du jour de ses travaux et des prévisions établies jusqu'à fin 2002 . Reconsultés dans le cadre d'une extension de l'Ecolabel Européen aux différents types de revêtements de sols, le GUT considère que la moquette n'est plus concernée par cette certification. En effet, la certification du GUT couvre 80% des entreprises européennes avec les résultats énoncés ci-dessus alors que l'objectif des écolabels est de créer une catégorie de produits correspondant à moins de 20 à 30% du marché avec des conditions particulières permettant leur promotion. La profession estime plus favorable à l'environnement de faire progresser de 50% la quasi totalité de l'industrie de la moquette plutôt que de mettre en valeur une petite minorité de produits sélectionnés sur des critères particuliers. |